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COMMUNIQUE N°31: FIZI : SILENCE, ON TUE


Le 22 juillet 2020

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2020, plus de 220 personnes ont été massacrées à Kipupu, chef-lieu du secteur Itombwe, territoire de Mwenga, par les éléments des milices Ngumino, Twiguaneho et Red Ntabara. Au meurtre sauvage, dont les habitants de ce coin du pays viennent d’être victimes, s’ajoutent l’incendie des maisons et le pillage des plantations et bétails, principale ressource pour la population locale. Ces événements macabres ne sont pas, hélas, un crime isolé exécuté par un groupe de tueurs impénitents, mais la continuité du long supplice auquel semble être condamnée la population congolaise, en général, celle de l’Est du pays en particulier. Paradoxalement, le silence coupable de la force onusienne qui se limite à observer les congolais se faire tuer alimente la suspicion sur sa complicité dans la mise en œuvre d’un agenda contre l’unité de la RD Congo ourdi par les officines internationales et exécutées avec zèle par leurs sous-traitants africains, géographiquement proches.

Les autorités nationales, quant à elles, sont concernées par d’autres problématiques liées davantage au positionnement et à l’enrichissement.

L’humanité sélective : un luxe pour le congolais?

L’histoire récente des conflits armés dans l’Est du pays a fait connaître Mwenga comme l’un des nombreux lieux du crime et de désolation voulus par les forces négatives, autant que Kasika et Makobola. Dans un contexte où les milices identitaires gouvernent par procuration, la population de Mwenga, et celle de toute la RD Congo, se sent exposée.

220… voilà une nouvelle ligne qui s’ajoute à la comptabilité de 6 millions d’âmes congolaises fauchées par les meurtriers. Combien en faut-il pour rompre le silence des experts en humanité au sein des Nations Unies?

Le conflit des Grands Lacs que certains auteurs qualifient de guerre mondiale africaine n’en finit pas de compter ses morts congolais. Alors que des conflits numériquement moins meurtriers méritent de Plus jamais ça et des journées de commémoration décrétées par les Nations Unies, les congolais se demandent s’ils sont naturellement candidats à la boucherie pour que leur sang ne suscite pas autant d’indignation.

Face à ce tableau sombre, nous lançons le message suivant :

 

Au Président de la République

  • De tout mettre en œuvre pour la sécurité des citoyens et l’intégrité territoriale
  • De prendre courageusement la parole pour rassurer la population meurtrie

 

 

Au Parlement

  • De traiter en priorité les questions qui touchent à la défense et à la protection du pays comme Etat-Nation
  • De tirer les conséquences de l’échec des opérations brassage et mixage qui ont accordé la prime de meurtre aux forces négatives
  • De faire preuve de patriotisme en dépassant les clivages

 

Au Gouvernement

  • De jouer son rôle dans l’affectation des ressources nécessaires pour les Forces Armées
  • De renforcer les mécanismes d’évaluation et de sanction

 

Aux autorités coutumières

 

A la Diaspora congolaise

  • De se lever pour la cause du Congo, notre bien commun
  • De donner la voix autant que possible pour dénoncer l’holocauste du Congo devant toutes les instances

 

Aux forces vives

 

Sécuriser et protéger les populations ne sont non seulement une prérogative de l’Etat mais surtout et avant tout une obligation dont il ne peut se soustraire sous aucun prétexte : la vie de chaque congolais, peu importe où il se trouve, compte.

 

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo notre copropriété.

 

 

Floribert ANZULUNI
Coordonnateur 

Carbone BENI
Chargé du Réseau & Déploiement                                                                                                            


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