Filimbi
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Foire aux questions


1. Qu'est-ce que « Filimbi » ?

Notre Vision

FILIMBI, qui signifie coup de sifflet en swahili, l’une des quatre langues nationales de la République Démocratique du Congo, est un collectif, un mouvement citoyen congolais non partisan et non violent réunissant des citoyens, en particulier des jeunes (activistes, étudiants, artistes, entrepreneurs, cadres, etc.), mais également des organisations non partisanes (milieux associatifs, universités, etc.) qui partagent la Vision du mouvement.

FILIMBI rappelle que le Congo appartient à tous les citoyens congolais qui ont par conséquent des Droits (liés aux Devoirs) sur cette copropriété.

Le mouvement FILIMBI rêve d’une République Démocratique du Congo où chaque citoyen en général, jeune en particulier, est acteur de son avenir en ayant notamment la possibilité de penser et d’agir librement dans le strict respect des règles établies (Constitution, lois, etc.).

Nos principaux objectifs

L’objectif principal du mouvement FILIMBI est d’accroître la participation citoyenne, en particulier des jeunes, et d’encourager le dialogue entre les citoyens et les acteurs tant sociaux que politiques pour améliorer la qualité de vie de la population. Cela suppose que les citoyens :

  • Connaissent leurs Droits qui sont liés à leurs Devoirs ;
  • Connaissent le fonctionnement de l’Etat et les différents niveaux où se prennent les décisions ;
  • Développent la capacité d’influencer sur les décisions publiques/politiques afin de s’assurer qu’elles bénéficient au plus grand nombre de citoyens.
Ainsi, le mouvement FILIMBI fournit aux citoyens un cadre et des outils susceptibles de faciliter un engagement citoyen et l’exercice de leurs Droits e t Devoirs civiques en toute conscience, pour apporter un Changement positif dans leur milieu de vie.

Le mouvement FILIMBI utilise ces outils pour permettre une transition des citoyens, jeunes en particulier, non engagés, du cynisme, de la colère et de la frustration qui les animent, à la critique constructive et l’influence positive du système, à travers l’engagement civique et le pouvoir électoral. Il souhaite en particulier traduire les connaissances des jeunes, leur énergie positive et leur dynamisme en une influence directe sur le système de gouvernance.

En définitive, cela permettra de toucher au fond du problème, en mettant fin à tout un système de prédation qui se matérialise par un pillage systématique des ressources communes par une minorité de citoyens au détriment de la majorité des citoyens, et ce depuis plus de 50 ans. Un système porté par un leadership politique et qui a des ramifications dans toutes couches de la société (société civile, secteur économique, administration, intellectuels, etc.).


2. FILIMBI est-il légalement constitué ?

FILIMBI est un collectif regroupant plusieurs autres entités qui toutes les actions qui l’exigent seront portées par une organisation membre du mouvement ou partenaire dûment constituée conformément à la Constitution et/ou aux lois de la République. C’est ainsi que les activités du 14 et 15 mars 2015 ont été portées par l’ASBL « Forum National de la Jeunesse pour l’Excellence (FNJE) », une organisation légalement constituée en RDC membre du mouvement.


3. Que signifie le logo ?

Le logo du collectif se compose d’une main tendue brandissant un carton rouge devant lequel se trouve un sifflet.

Le logo de FILIMBI fait référence à beaucoup de choses :

  • Au lanceur d’alerte (whistleblower en anglais) qui dénonce une situation d’injustice systémique, là où il vit ou travaille, au péril de son propre confort, voire de sa vie ;
  • A la sentinelle qui avertit d’un danger imminent dans le brouillard ;
  • Aux veillées de quartier victime de l’insécurité (exemple : les « kuluna »). Tout le monde est concerné, tout le monde veille, parce que le danger peut venir de partout. Et c’est la Responsabilité de chacun de siffler quand le danger apparaît de son côté, pour appeler toute la communauté à l’aide et à la rescousse ;
  • A l’arbitre qui siffle les fautes, tantôt pour donner un conseil, tantôt pour un simple avertissement mais quelque fois pour signifier une exclusion, en cas de faute grave.
Cette main qui tient le sifflet et le carton symbolise les jeunes congolais qui prennent conscience de leurs droits et se donnent les moyens de veiller à la bonne application des règles communes, de la Constitution et des lois, et de sanctionner démocratiquement tout écart.


Comment s’organise « FILIMBI » ?

Le collectif FILIMBI se compose des organes suivants :

Le Collectif

Il se compose des militants de la Coordination Nationale, des Coordonnateurs Provinciaux, des Coordonnateurs des cellules ainsi que d’un représentant par organisation membre du mouvement.

La Coordination Nationale

  • Un coordonnateur : Floribert Anzuluni
  • Un chargé du Réseau : Carbone Beni
  • Un chargé de l’Idéologie et des Actions : Robert Njangala
Les Coordinations Provinciales

Les organes des Coordinations Provinciales sont la copie conforme de ceux de la Coordination Nationale, à l’exception des cellules spécialisées. A ce jour, les coordinations suivantes sont actives :

  • Kinshasa : Mino Bopomi
  • Katanga : Prince Amuri
  • Sud-Kivu : A désigner
  • Nord Kivu : Serges Mayamba
  • Ituri : Me. Naguy Godhy
  • Tshopo : Me. Cathy Bosongo
  • Maniema : Amuri Mushabah
Les Coordinations des cellules ou « SINZILI »

Le mouvement se compose de cellules appelées SINZILI, qui signifie sentinelle en lingala. Celles-ci peuvent être créées à travers tout le pays ainsi qu’à l’étranger, dans tous les secteurs d’activités et domaines (exemple. Villes, communes, quartiers, Universités, marchés, chauffeurs de taxi ou motos, journalistes, avocats, etc.), par un groupe d’au moins dix personnes et/ou organisations qui partagent la Vision et les Objectifs du mouvement. A ce jour, les cellules suivantes sont actives :

  • Butembo : A désigner
  • Uvira : Héritier Eliya
  • Fizi : Amstrong M’Soshi
Les cellules spécialisées

Les commissions suivantes ont été créées :

  • Communication : Kally Mwela Meji
  • Stratégies & Formations : A désigner
  • Juridique : A désigner
  • Mobilisation des Ressources : A désigner
  • Un fond de soutien aux activistes : A désigner

5. Qui sont nos partenaires ?

Nos partenaires se composent de toute personne physique et/ou morale qui milite pour la promotion du droit, de l’équité et de la dignité humaine, de la démocratie et de la participation citoyenne de la jeunesse.

C’est ainsi que dans le cadre des activités du 14 et 15 mars 2015 nous avons sollicité de nombreux bailleurs présents et actifs en RDC. L’un de ceux-ci, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo a cofinancé les dites activités, comme pour des dizaines d’autres projets qu’elle finance, dans le strict respect des lois ainsi que des accords internationaux.


6. Que s’est-il passé le 15 mars 2015

En conformité avec notre vision et nos objectifs, nous avions organisé un atelier le 14 mars 2015, regroupant une cinquantaine de jeunes issus de divers horizons (représentants des associations de jeunes, activistes, artistes locaux, étudiants, employés du secteur privé et entrepreneurs, jeunes des partis politiques de la majorité et de l’opposition), dans la commune populaire de Masina pour :

  • Parler d’engagement civique et de mobilisation de la jeunesse ;
  • Travailler à l’engagement citoyen des jeunes congolais ;
  • Exercer une citoyenneté plus volontaire et plus épanouie dans tous les domaines d’intervention (milieu associatif, université, art, politique, monde de l’entreprise, etc.) ;
  • Renforcer le processus démocratique et la bonne gouvernance des institutions publiques à travers notamment la promotion d’un processus électoral libre, transparent et apaisé ;
  • Partager les expériences des mouvements d’engagement citoyen sénégalais et burkinabais, « Y’en a Marre » et « Balai Citoyen », et leur donner l’occasion de s’enrichir de l’expérience congolaise.
Cet atelier devait se clôturer par l’organisation d'une conférence de presse et d’un concert populaire le 15 mars 2015. Malheureusement, à la fin de notre conférence de presse, une quarantaine de personnes ont été enlevées par des hommes lourdement armés en uniforme de la police militaire et d’autres en civil de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Parmi les personnes enlevées, se trouvaient les quatre représentants des mouvements citoyens invités, des membres du mouvement FILIMBI, des journalistes tant locaux qu’étrangers, des artistes et même des simples passants. Toutes ces personnes ont été emmenées dans un lieu secret.

Ensuite, le Ministre de l’information et porte-Parole du Gouvernement a tenu un point de presse au cours duquel il a nommément qualifié les organisateurs d’une bande de « terroristes » initiant des techniques d’insurrection et qui préparait des actions de déstabilisation contre le pays.

Les journalistes étrangers ont finalement été libérés le même jour, suivis quelques jours plus tard de nos compagnons du Sénégal et du Burkina Faso, grâce notamment à une forte pression diplomatique de leurs pays respectifs et autres organisations internationales.

Fred Bauma, membre du mouvement invité Lutte pour le Changement (LUCHA), et Yves Makwabala, le consultant concepteur du site Internet du mouvement FILIMBI, ont été injustement détenus et ont été transférés à la prison de Makala après avoir été enlevés et détenus illégalement pendant plus de 50 jours dans les cachots secrets (ANR). Après plus de 16 mois d’emprisonnement injuste et illégal et une forte pression interne et internationale, Fred et Yves ont bénéficié d’une liberté provisoire bien que toutes les charges aient été maintenues.

En outre, au cours des mois qui ont suivi cette répression de mars 2015, d’autres personnes (consultant concepteur du logo, gestionnaires du compte de l’association ayant bénéficiée du financement, etc.) liées de prêts ou de loin au mouvement ont été arrêtées et libérées.

Certains fondateurs du mouvement ont fort heureusement échappé à cet enlèvement. Ils sont alors entrés dans la clandestinité avant de pouvoir quitter le pays grâce à une grande chaine de solidarité. Ils ont poursuivi la lutte à partir de leur pays d’exil, ce qui a permis au mouvement de résister et de continuer à se développer.


7. Quelles sont les priorités 2017 ?

  1. Renforcer l’implantation nationale du mouvement à travers le pays.
  2. Renforcer les capacités des points focaux sur la l’engagement citoyen, les Droits de l’Homme et le processus électoral (enrôlement, observation, etc.).
  3. Sensibiliser la population sur le processus électoral et la tenue obligatoire des élections présidentielle et législatives nationales au plus tard le 31 décembre 2017.
  4. Promouvoir une synergie entre les principales dynamiques citoyennes congolaise afin d’imposer une alternance politique au plus tard le 31 décembre 2017.
  5. Développer un réseau national d’alerte sur les violations des Droits de l’Homme ainsi que le suivi du processus électoral.
  6. Faire du plaidoyer au niveau international sur la détermination de la majorité des citoyens congolais à obtenir l’organisation des élections présidentielles et législatives nationales au plus tard le 31 décembre 2017
  7. Renforcer nos liens avec nos frères et amis des mouvements citoyens africains tels que « Y’en a marre » du Sénégal, le « Balai Citoyen du Burkina Faso ou encore « Wake Up Madagascar » de Madagascar, notamment en organisant la première université de l’engagement citoyen qui permettra aux représentants des principaux mouvements citoyens africains de partager et se renforcer mutuellement.
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