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Catastrophe naturelle à Uvira : « Ici, nous redoutons désormais la pluie » Echange avec le coordonnateur de Filimbi/Uvira


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Yannick Mubakilay Tshinkola  vit à Uvira. Travailleur social, il est le coordonnateur du Mouvement FILIMBI dans cette ville du Sud Kivu. Au cours de la nuit du 16 avril au 17 avril 2020, pendant près de dix heures, de fortes pluies se sont abattues à Uvira. Yannick nous parle  de la situation actuelle dans la ville, des craintes et des souhaits des habitants.

Le jour  de l’inondation,  Yannick se trouvait à 26 km de la ville.  « C’est tôt le matin vers 6h  que j’ai appris qu’une pluie diluvienne s’était abattue dans ma ville » nous confie-t-il. Très vite,  il se mobilise pour  entrer en contact avec les militants de Filimbi restés sur place. Il appelle même quelques-uns de ses collègues pour avoir assez des détails sur  les dégâts causés par cette pluie. Les premiers bilans, donnés par le maire de la ville font était de dix morts et d’un millier des maisons détruites. Yannick en est consterné.

 « Les nouvelles que je recevais étaient assez alarmantes : le  lac Tanganyika était à son crue,  la route reliant Bukavu à Uvira en passant dans la plaine de la Ruzizi était coupée à plusieurs endroits, le trajet devenait donc assez  long. Le prix du transport  pour rejoindre Uvira avait même doublé. Malgré cela, j’ai pu revenir à Uvira  quatre jours après les inondations.

Yannick découvre une ville en plein désastre : outre les maisons détruites,  il n’y a pas d’eau, les conditions hygiéniques sont plus que critiques. On craint même le choléra.

La population d’Uvira a pu bénéficier de l’apport des différents acteurs de la société civile, bien qu’insignifiant : vivres et non vivres ont été distribués à quelques nécessiteux.  Malheureusement, la catastrophe diluvienne qui s’est abattue dans cette partie du pays s’est ajoutée à d’autres crises que connait cette ville : la crainte du Covid-19,  la situation des personnes déplacées suite aux conflits  internes et externes dans la région,  l’insécurité entretenue dans le haut plateau d’Uvira.

« Nous demandons au gouvernement central et provincial de ne pas nous oublier. Ici, la population se sent abandonnée. C’est un cri d’alerte que je lance. Il faut venir en aide aux sinistrés.  Nos routes doivent être impérativement réhabilitées. Si rien n’est fait, les prochaines pluies pourraient causer plus de dégâts que celles que nous avons eues jusqu’ici. »

 

 

La Cellule de Communication



Yannick Mubakilay Tshinkola (Uvira, Sud Kivu, République Démocratique du Congo)
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Postée le 15 mai 2020
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